Une rencontre entre Ghetto Classics et Musique et Vie à Lausanne

Invitées à un concert organisé par le Conservatoire de Lausanne à la salle
Métropole à Lausanne, nous avons donc pris la route un dimanche après-midi de janvier 2020.


Et qui nous avait invitées ? C’est la Fondation Crescendo con la Musica, un organisme évoqué dans nos communiqués et nos tableaux de présentation à l’Eglise luthérienne mais qui avait été éclipsé par le nom de Ghetto Classics, le bénéficiaire de notre collecte. C’est en effet cette fondation suisse qui nous avait présenté The Art of Music Foundation et son programme Ghetto Classics qu’elle-même avait soutenu par le passé.


A l’occasion des Jeux Olympiques de la Jeunesse à Lausanne et profitant des infrastructures mises en place pour cet événement, la Fondation Crescendo con la Musica avait invité des jeunes kenyans de Ghetto Classics pour participer à un concert dit « Au-delà des frontières »

Ce concert regroupait l’orchestre et les maîtrises du Conservatoire de Lausanne, des jeunes du Mexique ainsi qu’une quinzaine de jeunes kenyans. La Fondation avait financé leur voyage et leur hébergement à Lausanne pendant une dizaine de jours.


C’était donc une occasion inespérée pour Musique et Vie de rencontrer des bénéficiaires de son projet humanitaire. Et c’est ainsi que nous avons fait la connaissance d’Elizabeth Njoroge, la fondatrice dynamique de Ghetto Classics avec laquelle nous correspondions depuis plusieurs mois. Après le concert, nous avons longuement discuté avec les musiciens kenyans et nous leur avons remis les instruments que nous avions recueillis au cours de l’année.



On peut imaginer leur joie et leur enthousiasme : ils passaient du bon temps, ils étaient ébahis par la vie en Suisse, par la ponctualité des transports publics – apparemment les trains qui arrivent à l’heure
les a tous marqués. Musique et Vie leur remettait en mains propres et dans de jolis étuis, un très beau saxophone, deux flûtes de Pan, cinq flûtes à bec, tous instruments qu’ils ont déballés séance tenante pour en jouer tour
à tour dans le foyer de la salle Métropole, sous les yeux étonnés et amusés des spectateurs, ceux-là mêmes qui les avaient applaudis à la fin du concert. Leurs yeux brillaient encore de joie lorsque nous les avons quittés,
vraisemblablement parce que, la faim se faisant sentir – il n’était pas loin de 20 heures – nos jeunes amis allaient bientôt se retrouver
autour d’une pizza ! Et la pizza, nous ont-ils expliqué, on adore ça !

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